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LES ETAPES DE LA GENDARMERIE

Historique de la Gendarmerie Nationale 

1.      La Maréchaussée :
La Maréchaussée est apparue au XIIème siècle photo 1 et elle a évolué au cours du temps pour devenir ce qu'elle est actuellement.
Le nom de la Maréchaussée fait référence à la fonction de maréchal, à savoir un subordonné du connétable dans l'armée royale du Moyen Age.
Pour soigner ses chevaux, le roi désignait un "comte de l'étable" désignation qui, par contraction, donna le mot "connétable". L'importance de la chevalerie dans les guerres féodales fit du connétable le chef de l'armée. Il avait sous ses ordres, dans l'étable comme à la tête de l'armée, des palefreniers, les marescalci, qui a donné les maréchaux.
photo 2
Il y eut à l'origine deux juridictions, celle des maréchaux, la Maréchaussée et celle du connétable, la Connétablie. Comme les deux institutions faisaient double emploi, elles furent réunies par François Ier en une seule, la Maréchaussée.

      1373 : Le siège de la Maréchaussée est établi à PARIS
La Maréchaussée était à l'origine un tribunal jugeant les gens de guerre et siégeant à Paris. Dès que les dimensions du Royaume l'exigèrent (à partir du XIVe siècle), il fallut envoyer près des armées des juridictions de Maréchaussée, sous l'autorité d'un prévôt.

      1474 : Chaque province est dotée d'un Prévôt
Cette justice, en quelque sorte "volante", s'implanta territorialement, sous le règne de Louis XI. Au XVIe siècle, la Maréchaussée apparut définitivement dans le paysage français, comme la police royale: installées dans de vastes ressorts de juridiction, les unités de Maréchaussée parcouraient le territoire qui leur était attribué en de longues chevauchées conduisant les troupes de garnison en garnison. Son action ne fut plus limitée aux affaires militaires mais elle devint le bras armé de l'extension de la justice du roi.
      La Maréchaussée, lorsqu'il ne s'agissait pas d'affaires militaires, avait pour mission les affaires de "grands chemins".
La notion de grands chemins évoque d'abord les étendues rurales que les routes traversent et qui étaient alors soumises, pour la plupart, à des juridictions seigneuriales. Mais, bien que traversant des seigneuries, les grands chemins étaient des routes royales : ce sont les ancêtres des actuelles routes nationales (d'anciens panneaux routiers portent encore l'inscription :
("GC n°..." = "Grand chemin n°...").
      Des grands chemins il nous est resté principalement l'expression de "bandits de grands chemins".En effet les attaques de diligence n'appartiennent pas exclusivement à la tradition romanesque. Au contraire, nous touchons là à la fonction principale de la Maréchaussée dans le domaine de la sécurité publique : c'est dans leur lutte contre les bandes armées qui sévissaient sur les grands chemins que la Maréchaussée s'illustra particulièrement.
En revanche les villes n'entraient pas, en principe, dans la juridiction de la Maréchaussée. L'existence des polices municipales étaient en effet un élément majeur des franchises municipales. Mais cela n'interdisait pas aux villes de solliciter l'aide de la Maréchaussée lorsque la police locale se révélait insuffisante, par exemple à l'occasion des fêtes et       foires, ou pour la surveillance des auberges et des cabarets. Ces forces d'appoint fournies par la Maréchaussée étaient appelées les "chevaliers du guet".
            
      
L'ordonnance du 16 mars 1720 créa les Nouvelles Maréchaussées
Cette ordonnance fournit à la Maréchaussée l'essentiel de ce qui fait l'implantation territoriale de la Gendarmerie d'aujourd'hui. Les grandes troupes armées en chevauchée cédèrent la place à l'implantation, tout au long des grands chemins, de petites brigades de 8 unités, soit 5 hommes et 3 officiers (de nos jours, la composition des brigades évolue entre 6 et 30 unités, avec une moyenne assez proche de celle de 1720). Leur zone d'action était de 4 à 5 lieues en deçà et au delà de l'implantation de la brigade, soit entre 40 et 60 kilomètres, comme de nos jours. Elle fixa de façon précise le nouvel uniforme :

      " Justaucorps de drap bleu, doublure et parement rouges, boutons façon d'argent; aiguillette de soie blanche; bandoulière et ceinturon de buffle bordés d'un galon d'argent; bottines à boucle de cuivre, chapeau bordé d'argent (en 1756 des bottes molles sont substituées aux bottines et le chapeau est garni d'une cocarde en ruban de soie noire) ".            Habit 1756
photo 3

-      1771 : Le 16 avril : Louis XIV créé un statut honorifique pour les vieux soldats : la vétérance
      Ce médaillon aussi appelé " ordre des 2 épées " (du fait de son motif) est l'ancêtre de la médaille militaire née en 1852.
      Il fallait avoir accompli au moins 24 années de services pour l'obtenir.
-      1791 : Le 16 févier : la Maréchaussée prendra le nom de Gendarmerie Nationale
-      1798 : Le 28 germinal an VI : une loi établit les bases de l'organisation de la Gendarmerie actuelle
      L'évolution de l'uniforme se fera en 5 étapes : le justaucorps (1720) puis l'habit à la française (1769), puis l'habit-veste ( 1819), la tunique (1911) et enfin la vareuse (1914).
-      1903 : Le 20 mai : décret pour l'organisation et le service de la Gendarmerie
-      1904 : Le 21 mars : le képi remplace le bicorne
photo 4
-      1933 : Fin à l'obligation d'arborer la moustache et les gendarmes ne portent plus le sabre.

La Gendarmerie à ARTIX :

      Habit du gendarme pendant la Révolution photo 5
Dans les actes d' Etat Civil nous n'avons pu retrouver que les gendarmes qui, lors de leur passage à " la Résidence d'Artix " se sont mariés ou ont eu des enfants. La liste ci-dessous est donc très incomplète :

      Les familles de passage :

      03 08 1794                   Décès de Jeanne LARRIU fille de Jean, gendarme
      An XII ----> 1806       LOURTAU Pierre et CHAMPAGNE Marguerite
      An XII                        FOURGUES Jacques et COUTURE Marie
      1806  ---- > 1813      BOYER Charles et OACQUÈ Françoise Josèphe
      20 09 1809                  GROUT Pierre meurt à 35 ans il est célibataire
      1814  ---- > 1816      BASTIEN Joseph et JOAQUINE Marie
                                          (ils se marient à Artix le 15 12 1815)
      1817                              LUYS Jean et GOSSERRANT Marie
      1818 ---- >  1821      HOUDRET - DORÈ Laurent et CARRÈRE Marguerite
      1825 ---- >  1827      PUYOO Etienne et BOURDETTE Jeanne
      1826 ---- >  1829      DUBECQ Pierre et NOUGUÈ Catherine
      1834 ---- >  1837      DUFOUR François et VIAMOURET Catherine
      1836 ---- >  1843      SERINIANA Jacques et HOUDRET Suzanne
                                          (elle meurt le 08 04)
      1837 ---- >  1839      LACASE - DEBAT Jean et NARYOU Suzanne

                        Habit du gendarme en 1812
photo 6

      Les familles "résidentes" :

      
TALON Jean natif d'Oloron épouse Marie MANESCAU fille de Jean et Jeanne MARIANNE le 18 11 1819
                              Il meurt le 28 01 1828 à Artix sans descendance.

      
CLAVERIE Jean et CAMY Marie dite Lamasou
                              ont une fille Marie née le 15 05 1826 à Artix
                              qui épouse le 01 06 1852 à Artix BINDÈ Jean forgeron                                                             originaire de Boumourt.

      
DEFRANCOIS François né le 18 10 1779 en Haute-Garonne :
      -      épouse le 27 11 1819 Marie MANESCAU (sœur de la femme de Jean TALON) .
                              elle meurt le 17 07 1822 sans descendance
      -      épouse le 23 11 1822 Jeanne LANNES de Pau (apparentée aux MANESCAU) qui meurt le 07 01 1826 après lui avoir donné 2 enfants
      -      épouse Marie SUBERCO - MOUSSOU qui lui donnera 7 enfants
                              il meurt le 01 01 1845 à Artix.
      -   Une de ses filles s'établira comme aubergiste
bonjour
"Artics que’vs ditz planvienguts a tots"
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